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ATELIERS CINÉTHAQUE

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LE DISPOSITIF 

Depuis juillet 2014, un travail d’éducation à la réalisation de cinéma documentaire a été mis en place par Vidéo les beaux jours et la réalisatrice Julia Laurenceau avec l’association Ithaque, association accueillant « toute personne débordée par une pratique addictive en vue de la soutenir dans la démarche de soin qu’elle souhaite entreprendre ». Un temps de sensibilisation au genre documentaire est prévu à la Maison de l’image, mettant à disposition des participants ses équipements et son centre de ressources.

Un groupe de cinéma s’y est ainsi créée à l’initiative des usagers : Cinéthaque.
 
Julia Laurenceau est auteure-réalisatrice de documentaires.Elle a notamment réalisé les films Rêve général en 2008, Et Charles Benarroch à la batterie en 2015 et L’île en 2016. 
 Elle a été assistée durant les deux premiers ateliers Cinéthaque par Raphaël Szöllözy, doctorant allocataire en cinéma à l’Université de Strasbourg ; et pour les ateliers de 2016 et 2017, par Hugo Cazes, étudiant en cinéma à l’Université de Strasbourg.
 

Nadia Reiff, assistante en service social à Ithaque est chargé de la coordination de l’atelier au sein de l’association et suit également chaque atelier depuis 2014.

L’Université de Strasbourg est partenaire des ateliers depuis 2016, où a été mis en place une initiation au montage.

LA DÉMARCHE

Après un premier atelier mis en place sur le principe de « Portraits croisés » (un participant devant en filmer un autre ou une personne de l’association; ce type d’atelier ayant déjà été réalisé par Julia Laurenceau en 2010 à la Communauté Emmaüs de la Montagne Verte et en 2011 aux Jardins de la Montagne Verte), il a s’agit à chaque atelier de faire approfondir aux participants de Cinéthaque l’écriture et la réalisation de documentaires, de même que le montage. Car c’est en effet l’originalité du groupe Cinéthaque d’être inscrit dans la durée et d’être composé d’anciens et nouveaux membres : les « anciens » pouvant ainsi approfondir leur pratique tout en accompagnant les nouveaux dans la leur.

La plupart du temps, il s’agit de réaliser des portraits avec des dispositifs simples : « Ce peut être une question frontale, filmer un travail, un silence, un lieu selon ce qui semble juste au filmeur – ce que l’on aura défini préalablement ensemble », explique Julia Laurenceau. « Initier au langage cinématographique pour trouver le sien. Contribuer par la caméra à ce que les participants se voient autrement ; et qu’ils posent aussi, le temps de l’atelier en tous cas, un regard autre sur ce et ceux qui les entourent. Contribuer à réhabiliter quelque chose d’abîmé, à ce que un « patient » sorte de ce statut ; pousser une personne en difficulté à s’engager dans une relation plus intense à autrui : condition essentielle pour filmer l’autre ».

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